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Nouvelles 2002

Nouvelles de Grandchamp 2002

Cette Joie qui nous vient d’un Autre…

«Que veille en nous l’action de grâce,
comme la fleur de l’amandier
qui la première au loin regarde,
l’été venir et sa moisson.»

f. Pierre-Yves Emery

Que veille en nous l’action de grâce… balbutiement de notre reconnaissance, tressaillement intime ou cri émerveillé devant la générosité débordante de Dieu qui inlassablement nous comble de ses bienfaits, de qui «nous tenons la vie, le mouvement et l’être». «Que l’action de grâce te précède en tout», conseille Barsanuphe, le grand spirituel du désert de Gaza à l’un de ses disciples. Un choix à refaire chaque matin, d’autant plus important qu’il va à l’encontre de l’esprit si répandu dans notre société où tout nous est dû.

L’action de grâce… N’était-elle pas tout dans la vie du Christ même si les Evangiles en font peu de mention explicite? le cœur de sa prière, de sa relation avec le Père, source de tous les dons? N’exprimait-elle pas l’élan secret de son être: se recevoir du Père et se donner à lui, dans un abandon sans réserve, jusqu’au cœur de la nuit de Gethsémani, jusqu’à la Croix, pour ressurgir dans la lumière du matin de Pâques?

Laisser vivre en nous l’action de grâce du Fils, qui culmine dans l’Eucharistie, c’est entrer dans le mouvement même qui nous constitue en profondeur, nous accueillir — et chaque être humain — comme un don de Dieu, et nous donner à lui. Notre cœur alors s’élargit, se dilate, respire et peut chanter: «Tout est de lui et par lui et pour lui».

Nous faisons mémoire cette année des premières professions. Le 9 novembre 1952 en effet, Mère Geneviève et nos premières sœurs s’engageaient ensemble dans une aventure de foi par un «oui» de toute la vie. A relire tout ce chemin, nous rendons grâce pour la miséricorde et la fidélité de Dieu au long de ces années, pour la fécondité du grain jeté en terre voici 50 ans, pour la prière, le soutien de tant de communautés, de pasteurs et de prêtres, d’ami(e)s qui continuent de nous accompagner sur la route.

Bien des choses ont changé en 50 ans — la Communauté en particulier s’est élargie à d’autres pays, d’autres continents même (Asie, Afrique), d’autres cultures. Mais Dieu n’a pas changé. Jésus voit les foules d’aujourd’hui et il porte sur elles le même regard que sur celles d’hier. Il nous invite à lui apporter nos cinq pains et nos deux poissons pour répondre à la faim de ceux et celles qu’il nous envoie.

Qu’avons-nous d’autre à faire sinon être là, chanter ensemble le Christ vivant, nous tenir ensemble près de la Source et l’indiquer, souvent sans mots, à ceux et celles qui désespèrent, cherchent un sens à la vie; au cœur de l’Eglise et de ce monde souffrant être des témoins d’une communion toujours offerte en lui, d’une nouveauté de vie toujours possible grâce au pardon. A nous de célébrer la joie de la vocation commune, d’accueillir le don de pouvoir être ensemble, à notre toute petite mesure, cette maison de prière pour tous les peuples, comme cet été pendant le Conseil: la présence de plusieurs Servantes de l’Unité, de Julia, notre sœur du Guatemala, de Marie et de Rita du Liban, de Lallia d’Algérie, amie musulmane de longue date, de Dina, juive américaine nous ouvrait à une communion beaucoup plus large.

Notre action de grâce alors saisit dans un même élan, en cette année jubilaire, le passé, le présent et le futur, nous entraîne dans l’offrande renouvelée de nos vies et se déploie dans la louange de ce que Dieu est pour nous: fidélité, bonté, tendresse et compassion, amour sans mesure. Le Christ ressuscité nous accompagne, s’engage avec nous et nous donne la fidélité, la persévérance dans les passages difficiles. Il nous appelle à choisir la Vie dans ce monde de mort, à accueillir, dans la force de l’Esprit Saint, le dynamisme des engagements. Les trois vœux monastiques ne sont-ils pas une forme de résistance à l’esprit du monde contenu dans les trois tentations fondamentales (avoir toujours plus et tout de suite, lier les autres à soi, dominer), racine de toutes les idéologies? Bien plus, ils nous engagent dans un chemin de conversion, vers une transfiguration de tout le créé.

Au Conseil, une halte toujours importante dans la vie de la communauté, nous avons cherché à vivre dans l’esprit du jubilé et reçu comme une nouveauté de vie commune dans une étape par ailleurs très exigeante. Les épreuves se sont succédé cette année, en particulier avec la mort de deux sœurs qui étaient encore très présentes dans la vie quotidienne: s. Heidi, dans le souffle de Pentecôte, après une maladie foudroyante et quatre mois plus tard, s. Myriam, dans le silence de l’Ermitage, à la veille de la fête de St Michel et tous les anges. Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant, chante le psaume 126 que nous reprenons à chaque profession et à chaque culte de résurrection. Semailles dans les larmes, destin du grain de blé qui doit mourir pour porter son fruit… et se profile tout le mystère pascal, l’annonce d’un retournement.

Si les épreuves nous ont ébranlées, nous laissant souvent démunies, elles nous ont aussi enracinées dans la confiance que la communauté est vraiment l’œuvre de Dieu. Elles ont donné en outre une profondeur inattendue au thème que nous avions choisi: «Cette Joie qui nous vient d’un Autre», qui naît de la foi, de notre communion avec le Christ ressuscité.

Pouvait-il y avoir meilleur thème pour la retraite du Conseil que celui de la foi? f. François nous rappelait cette parole de D. Bonhoeffer: «J’aimerais apprendre à croire». Nous sommes toujours en train de le faire, précisait-il: apprendre à vivre dans la foi, de la foi; elle est un «mouvement vers», constamment repris, et peut seule «créer cette relation éminemment personnelle avec Dieu, avec le Christ». La foi qui est «tout» dans nos vies, et «presque rien», face à la souffrance en particulier. «Nous ne pouvons pas la vivre sans chanter, sans rendre grâce et louer» parce que fondamentalement elle restera toujours «une démarche marquée par la gratuité».

Mais rendre grâce, nous réjouir, le pouvons-nous réellement quand il y a de telles souffrances dans un monde où l’insécurité grandit avec de nouvelles menaces de guerre, quand des milliers d’êtres humains sont jetés sur les routes de l’exil, quand le mal nous atteint dans notre propre chair? A la question qui monte sur nos lèvres devant l’inévitable épreuve — pourquoi? — Dieu ne donne pas de réponse, mais se laisse lui-même atteindre. En Jésus il descend dans l’enfer du mal, l’abîme de la souffrance et ouvre un chemin. «La réponse à tous nos pourquoi», dit s. Marguerite, «n’est pas un parce que, mais un plus grand amour.»

Au soir de Pâques, un inconnu fait route avec les deux disciples d’Emmaüs, les rejoint là où ils sont, dans les pleurs, les doutes, les questions. C’est ainsi que le Christ chemine avec nous. Il s’offre à notre foi, à notre amour, sans jamais forcer notre liberté, pour nous ouvrir peu à peu à la réalité de la résurrection, à une vie qui n’a pas de fin. Vient le jour où le cœur se met à brûler à l’écoute de sa voix, et monte la joie.

Cette joie nous vient d’un Autre, de la présence du Ressuscité qui nous accompagne. Il nous invite à demeurer en lui comme il demeure en nous, à accueillir avec gratitude ce dont il nous comble comme aussi les inévitables épreuves et avec lui et en lui à passer par le val du pleureur pour en faire un lieu de source. Non une joie facile, mais la joie pascale, celle qui demeure jusque dans la souffrance, dans la communion du Christ, qui nous rend proches des autres dans leur combat. Oser alors être assez pauvres pour l’accueillir. Un Autre a assumé tout le poids du mal qui nous dépasse.

«Ma joie,
le Christ est ressuscité!»

St Séraphim de Sarov

Au fil des semaines et des mois…

Au cœur du quotidien nous sommes appelées à discerner tous les petits — et grands! — signes de la Vie que Dieu nous offre en abondance, à vivre avec ce regard de foi dont nous parlait f. François. Mystérieusement nous avons été comme préparées aux étapes douloureuses et difficiles qui nous attendaient grâce à la retraite d’une semaine avec Dom André Louf en février et celle du Conseil. Cette année nous pensions être au bout d’une étape de changements, et voilà que nous avons été particulièrement bousculées…

Oui, nous avons été particulièrement bousculées, dépouillées après les décès de s. Heidi, de s. Myriam; la ronde des changements — outre ceux qui étaient déjà prévus en vue du noviciat groupé (retour de s. Hannah et s. Birgit et départ de s. Jutta et s. Elisabeth au Sonnenhof) —, des réajustements a repris: s. Hiltje assume maintenant la responsabilité du quotidien. Début novembre s. Hélène est revenue de Chalencon pour renforcer les rangs à Grandchamp. Plusieurs sœurs ont connu des épreuves de santé, des hospitalisations même pour s. Eva-Maria, s. Albertine, s. Anne-Marie et s. Minke. Mais nous n’avons pas manqué d’aides — Andreas a terminé son année comme volontaire de EIRENE à la fin de l’été — ni d’anges! C’est un bonheur de pouvoir partager avec des sœurs d’autres communautés l’essentiel de notre vie de foi et de prière, et leur aide dans le travail nous a souvent bien soulagées: s. Marie Albert des Oblates de l’Eucharistie, s. Marthe-Elisabeth de Pomeyrol, s. Ursula Barthelmey, notre voisine, et s. Raffaëla de Bose maintenant à Ste Elisabeth, grand cadeau pour nos sœurs là-bas et pour nous ici qui ne pouvions dégager actuellement une sœur pour Jérusalem.

Une étape de dépouillement? Oui, et il y a des renoncements à faire; un corps communautaire éprouvé? Oui, mais où Dieu déjà fait du neuf qui bourgeonne! Il y a eu trois entrées au postulat cet été: Gesine, Katungu Eve-Evelyne et France. Le futur noviciat groupé s’est rendu à Chalencon dans l’octave de Pâques, petite expérience de la vie en fraternité! et a bien démarré en octobre par une retraite d’une semaine avec Karin Stahl. Tout comme l’année dernière les novices ont bénéficié du cours biblique inter-monastique et de visites dans d’autres communautés: une journée au Pâquier pour approfondir la spiritualité du Carmel, une autre à la Maigrauge pour découvrir la richesse de la vie cistercienne.

Accueil et mystère des rencontres…

Entre les groupes très nombreux et divers qui se succèdent, nous essayons d’offrir différentes formes de retraites: s. Christel a proposé un chemin spirituel au quotidien et a conduit une retraite itinérante; s. Irm-traud a animé la retraite de l’Epiphanie, s. Françoise celle de Pentecôte et nos amis Anne et Philippe Bécholey la retraite de Pâques!

Le pasteur Daniel Bourguet, prieur du Tiers-ordre des Veilleurs est venu donner deux retraites: une pour les Servantes de l’Unité — elles ont fêté cet été leur 40 ans et élu une nouvelle recueillante — et l’autre pour le Tiers-ordre de l’Unité.

Grandchamp, petite parcelle du grand champ du monde, est parfois un lieu de rencontre inattendu pour des personnes qui y passent! Yeheskel Landau a été bien surpris de retrouver ici en juin deux amis très chers, l’un musulman, Mustapha, l’autre chrétien, Tom. Ces rencontres sont réellement des clins d’œil de Dieu, des Visitations… Et que dire de celles que nous avons vécues avec petite s. Marlène de Frankfurt, s. Marie-Chrystyna de Pologne, s. Hannah Kleinberger de Jérusalem, s. Agapie de Beni Suef en Egypte (de l’Eglise copte)… et visitations toujours neuves avec s. Marie-Joseph et f. Raphaël du Bec, f. Thierry d’Irlande venu faire sa retraite d’ordination, s. Luise d’Ordo Pacis, s. Bénédicte de Versailles, f. Daniel de Bose, s. Marie-Samuel de Valognes…

Retrouvailles émouvantes avec Ruth et Loren Halverson de l’Arc Community (USA): nous avons pu vivre avec eux une communion forte, une solidarité dans leur combat pour la paix, leur refus de la guerre.

Ouverture à l’Afrique

Nous vous en parlions déjà l’année dernière, mais maintenant cette réalité s’inscrit encore autrement dans le corps de la Communauté avec la venue de Eve-Evelyne. Elle est arrivée du Congo après bien des péripéties! A l’entendre raconter son histoire depuis le début des années ’90 où l’attrait d’une vie de prière s’est précisé pour elle, on ne peut que s’émerveiller et reconnaître la main de Dieu sur ce parcours!

Deux voyages au Bénin cette année: Evelyne Roulet et Maurice Bodinier en mai, Evelyne et s. Catherine en novembre. Présence du président de l’Eglise Méthodiste du Bénin, le pasteur Simon Kossi Dossou lors de la retraite du T.O.U., celle du pasteur Samuel Dossou et d’Emile Fagla à la rencontre de travail du T.O.U.

s. Judith de la communauté protestante de Bafut au Cameroun a fait un petit séjour ici tout comme Héleine Rehema Tabena, jeune vicaire de l’Eglise Evangélique Luthérienne du Congo envoyée par son Eglise pour une expérience communautaire. Nous avons eu la joie d’accueillir p.s. Monika, de revoir p.s. Teya du Ruanda, s. Happiness d’Afrique du Sud et bien sûr nos fidèles amis du Cameroun Lucette et Ebenézer!

s. Siong n’a malheureusement pas pu aller à Madagascar comme prévu en raison de la situation. Les sœurs de Mamré et nos ami(e)s n’en demeurent pas moins dans notre cœur.

Colloques, rencontres œcuméniques…

s. Pierrette et s. Minke sont allées à Bose en septembre pour un Colloque sur St Syméon le Nouveau Théologien, s. Minke en mai pour un Colloque sur Charles de Foucauld et s. Anneke en juin pour la rencontre de KAIRE.

s. Pierrette et s. Regina ont pris part à la rencontre du SDC dont le comité est venu à Grandchamp pour poser les jalons de la prochaine! Le passage en mars de s. Agnès et quatre de ses sœurs de St André a été occasion de riches et joyeux échanges!

Le 25 août quatre sœurs ont participé à la grande célébration œcuménique pour les 75 ans de Foi et Constitution à la Cathédrale de Lausanne.

s. Minke à cause de sa santé n’a pas pu se rendre en Italie pour la Rencontre de l’E.I.I.R. — elle avait préparé une contribution qui a été lue par s. Marie-Chrystyna. Elle a dû aussi renoncer à aller à Lyon donner une conférence dans le cadre d’un Colloque sur l’abbé Couturier — elle a pu toutefois envoyer une contribution. L’œcuménisme spirituel et la vision prophétique du père Couturier ont donné une base solide à notre vocation d’unité. Le lien établi avec la visite de s. Marguerite à Lyon en 1940 n’a cessé de s’approfondir et a permis notre ouverture aux communautés anglicanes. L’abbé Couturier a porté dans sa prière les premières professions comme une grande promesse pour l’Eglise.

Pèlerinages œcuméniques…

Dans la lumière des fêtes pascales, s. Minke a participé à un pèlerinage œcuménique de paix en Israël et Palestine. Ce pèlerinage pensé et préparé par Hildegard Goss répondait à une invitation du patriarche latin Michel Sabbah désireux de voir venir sur cette terre sainte labourée par la violence et la souffrance des pèlerins d’un autre genre, des pèlerins de paix pour soutenir et manifester leur solidarité aux artisans de paix là-bas et aux populations souffrantes. La situation politique a malheureusement obligé le groupe à réduire le nombre de ses participants de 30 à 5, délégué(e)s de Pax Christi, du MIR et de Church and Peace, à réduire aussi le programme des visites. Bethléem est restée fermée mais malgré cela les pèlerins ont pu rencontrer beaucoup de personnes et de groupes de paix israéliens et palestiniens soutenus par tout un réseau international de prière.

Après le pèlerinage s. Minke est restée un mois encore à Ste Elisabeth. Cela lui a permis de se laisser travailler par le vécu de toutes ces rencontres et de partager avec s. Maatje et s. Claire-Irène — s. Mechthild venait juste de repartir pour Grandchamp —, un quotidien exigeant dans ce contexte de désespérance, d’incertitude face à l’avenir, de souffrance. «Jérusalem est comme les entrailles du monde où tout se vit en concentré. Que toute cette souffrance puisse se transformer en douleur d’enfantement, enfantement d’un monde nouveau: cela aurait un impact sur le monde entier. Engageons-nous dans la prière en ouvrant notre cœur à un amour universel, inclusif, qui sache passer par la porte étroite de la compassion pour l’autre, du pardon».

s. Michèle invitée par Mère Marie Placide et s. Hanna (polonaise) de Ste Françoise Romaine a pu se rendre pour la troisième fois en Pologne! beaucoup de rencontres à leur programme: avec les Bénédictins de Tyniec et de Biskopow, les amis de la paroisse luthérienne de Katowice entre autres…

Echos des autres lieux

Alger et Ste Elisabeth

A Alger comme à Ste Elisabeth, les sœurs persévèrent dans une présence priante et aimante au milieu de peuples qui souffrent et attendent une nouveauté de vie.

Sonnenhof

Le Sonnenhof demeure un lieu de bénédiction! Les sœurs sont très reconnaissantes pour le vécu de cette année, pour la fidélité des hôtes et des groupes qui reviennent, celle des pasteurs qui donnent des retraites et viennent régulièrement célébrer l’Eucharistie. Après la coupure de l’été et les changements, elles ont repris le quotidien avec élan!

Chalencon

A Chalencon, s. Laure a pris la relève de s. Hélène, au moins pour un temps. Les sœurs poursuivent donc le chemin à quatre. L’accueil grandit doucement et l’on rêve d’aménagements, de restaurations nécessaires dans la maison: que la cuisine et le réfectoire soient au même étage, pour cela déplacer la chapelle, remettre en état un bâtiment inutilisable pour l’instant… Cela pourrait-il devenir réalité?

Woudsend

Et de Woudsend, ces quelques lignes de s. Christianne: «avec les groupes que nous accueillons nous poursuivons ensemble la recherche d’une spiritualité libératrice en face à face avec la situation actuelle. Trois thèmes ont été proposés alliant à leur manière action et contemplation: une approche concrète de notre propre espace intérieur, une interrogation sur ce que poésie et dialogue peuvent apporter à notre quotidien et enfin, spiritualité et non-violence selon J. et H. Goss-Mayr et cela en lien avec l’insécurité et la peur de l’autre dans notre société toujours plus marquée par la différence. Ce sont là des problèmes actuels qui nous touchent personnellement et nous ouvrent aussi à une solidarité de résistance».

Dans la lumière de la communion des saints

Le Seigneur a rappelé à lui plusieurs membres de nos familles, des ami(e)s proches. Avec tant d’autres, ils ont rejoint la grande nuée des témoins et sont entrés dans la joie du Royaume! Mère Claire de St André, Irmgard Buck, Madame Van Tienhoven, Charles Legland de l’Arche de St Antoine, M. Popesco, le pasteur Maurice Robert, Françoise Hatey, le père Bria, Christiane Peter… des membres du T.O.U.: Catherine Schneider, Elisabeth Lieberherr; des voisins: René Ducommun, Claude Bovet peu après son retour à la ferme si magnifiquement rénovée où il espérait vivre une belle retraite…

Nous ne voudrions pas terminer ces Nouvelles sans vous dire combien nous avons été et sommes portées par tous vos gestes d’amitié, votre prière, vos messages venus de près et de loin à l’occasion des départs de s. Heidi et de s. Myriam. Soyez-en très profondément remercié(e)s!

Nous vous souhaitons des fêtes bénies, une belle et heureuse année dans l’attente toujours renouvelée de Celui qui vient!

s. Pierrette et ses sœurs

Communauté de Grandchamp
Grandchamp 4
CH - 2015 AREUSE

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(pour la France: Dijon 6 225 36 H)