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La
grâce du pardon
Chaque année à la
veille de Pâques, nous célébrons communautairement dans
un acte liturgique ce qui est et demeure le miracle de
Dieu dans nos vies et le fondement de notre vie commune:
le pardon.
Nous l’exprimons par un geste d’accueil
et de pardon mutuels mais c’est Dieu lui-même qui à
travers nous accueille et pardonne. Nous choisissons
alors de nous tourner ensemble vers la Source, de nous
tenir là, au pied de la croix, pour laisser le courant
de la miséricorde irriguer notre terre, toutes nos
relations. Pas de moment plus fort et plus dense que
celui où Dieu peut ainsi se dire entre nous.
«Père,
pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.»
Cette demande du
Christ à son Père ne cesse et ne cessera de résonner
dans le silence jusqu’à la fin des temps. Pour toujours
ses bras ouverts sur la croix s’étendent en bénédiction
sur tous les peuples de la terre, comme force d’amour de
Dieu.
«Pardonne-leur…»,
première des sept paroles de Jésus sur la croix, comme
pour
dire que le pardon est toujours premier, qu’il nous
attend, nous est offert gratuitement tout au long de
notre vie. Nous n’avons pas à le mériter, à le mendier.
C’est la joie de Dieu de pardonner, une joie suspendue à
notre accueil. A nous donc de célébrer ce grand don qui
nous est fait. Notre geste veut exprimer notre foi dans
la seule force capable de transformer le monde – et
d’abord notre coeur –, celle de la nonviolence de
l’Evangile: la force de l’amour des ennemis, du pardon,
puissance de la résurrection à l’oeuvre dans nos vies.
«O Dieu, dans ta
grâce, transforme le monde.»
Cette prière
de l’Assemblée du COE à Porto Alegre nous habite parce
qu’elle dit l’aspiration profonde à une vie en plénitude
inscrite en tout être humain, un désir de justice et de
paix, de solidarité et de fraternité qui traverse toute
l’humanité; mais un désir qui se heurte à tant
d’obstacles en nous, entre nous, entre les peuples, dans
ce grand village planétaire où il est si difficile
d’apprendre à vivre ensemble dans notre extrême
diversité. Mystère de la croix plantée au coeur de
“communion et altérité”.
Cette prière
nous engage totalement car nous savons que cette
transformation passe avant tout par l’élargissement de
notre propre coeur, par notre capacité de nous ouvrir à
la différence; elle nous presse d’aller à la rencontre
de l’autre, qui peut-être nous a blessés, d’oser la
confiance et de chercher des chemins de réconciliation.
N’a-t-elle pas été exaucée à travers toute la vie du
Christ culminant dans sa mort et sa résurrection et dans
le don de l’Esprit Saint? Tout est accompli et tout
reste à faire car Dieu ne nous remplace pas. Il nous
respecte infiniment et sollicite notre liberté. «Dieu
nous demande tout, mais surtout Il nous donne tout»,
disait Mère Geneviève. Il nous invite à contempler
Jésus, lui qui n’a pas répondu au mal par le mal, qui
n’a pas frappé de retour ceux qui lui faisaient
violence, et à nous laisser prendre dans son chemin. Il
a choisi d’aimer jusqu’au bout. «Aimer, c’est vite dit.
Pardonner, c’est aller jusqu’à l’extrême de l’amour»
(fr. Roger). Et pardonner, c’est aller au-delà du
raisonnable; c’est mourir à nos “droits” pour naître à
un amour plus grand qui nous entraîne dans le don de
nous-mêmes.
Au seuil de
sa passion, Jésus s’est levé de table et s’est mis à
laver les pieds de ses disciples. «Qui me voit voit
le Père.» Un geste symbolisant le don que Jésus fait
de sa vie et dans lequel il fonde la communauté des
disciples. A eux et à nous aujourd’hui, il dit:
«Demeurez dans mon amour». Demeurez… accueillez-le,
laissez-le vivre en vous, entre vous, revenez à cette
source toujours ouverte, toujours offerte. «Tous
vous reconnaîtront pour mes disciples à l’amour que vous
aurez les uns pour les autres.»
(Jean 13:35)
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Mystère de Dieu qui nous appelle à rayonner ensemble
quelque chose de cet amour. Non parce que nous
saurions mieux prier ou mieux aimer que d’autres,
mais telles que nous sommes, avec nos dons, nos
richesses et nos difficultés, nos fragilités. |
«Père, pardonne-leur,
car
ils ne savent pas
ce
qu’ils font.» |
Devant l’appel à aimer, à pardonner «jusqu’à septante
fois sept fois», nous nous sentons bien démunies. Nous y
arrivons si peu, si mal; nous blessons si facilement et
même sans
nous en
apercevoir parfois. Dieu ne s’arrête pourtant pas à nos
manques d’amour, à nos infidélités, nos faux pas, nos
refus. Il voit plus loin, plus profond, Il connaît notre
coeur et le désir qu’il y a déposé. Il nous invite à ne
pas nous arrêter aux ombres, à ne rien retenir, ni du
mal que nous avons pu commettre, ni du mal subi. Aimer…
l’essentiel n’est pas d’y arriver, mais de recommencer
inlassablement, d’accepter notre incapacité, notre
pauvreté qui nous tourne vers la Source, le Christ mort
et ressuscité.
Exprimer
notre désir de laisser Dieu faire son oeuvre de
réconciliation en nous jusqu’au coeur de nos
difficultés, de nos résistances et même de nos
impossibilités à pardonner, tel est le sens de notre
célébration. Elle ne vient pas remplacer le pardon que
nous avons à vivre jour après jour, mais à cette
heure-là Dieu ne nous demande rien d’autre que cette
remise de nous-mêmes avec tous les sentiments
contradictoires qui peuvent nous habiter. A travers
notre consentement à laisser faire, nous effacer devant
Celui qui est au milieu de nous et passe entre nous,
monte alors une JOIE parce qu’à travers le pardon reçu
et donné, nous libérons l’élan fondamental qui nous
constitue en profondeur, la source, la vie de Dieu en
nous.
«Ce que j’ai fait pour vous,
faites-le vous aussi… Sachant cela, heureux, heureuses
êtes vous, si du moins vous le mettez en pratique.»
(Jean 13:15-17)
Porto
Alegre
Le pardon rend la vie ensemble possible,
permet d’aller à la rencontre de l’autre, de célébrer le
don d’une communion en Dieu. Sr Anne-Emmanuelle l’a
réalisé d’une manière toute particulière lors de la 9
e
Assemblée du Conseil oecuménique des Eglises qui s’est
déroulée à Porto Alegre, au Brésil, en février 2006:
«Comment rendre
compte par des mots d’une expérience spirituelle de vie
très profonde? Car telle fut pour moi cette Assemblée du
COE “Une célébration de la vie, a festa da vida”, comme
l’a dit Samuel Kobia. Oui quelle force de vie, de
résurrection, émane de l’Eglise universelle, réunie là
en une “communion fraternelle d’Eglises”. Ce fut une
communion qui a laissé place à l’expression des
différences, des difficultés, des souffrances, mais qui
toujours étaient orientées par le thème: “ô Dieu, dans
ta grâce, transforme le monde”. Une prière qui est aussi
une confession de foi. Elle nous a unis, tournés
ensemble vers Dieu toujours à nouveau.
Cette expérience a
comme souligné la grâce de notre vocation de prière pour
l’unité et la réconciliation. Notre vie commune et notre
accueil nous exercent à vivre nos différences dans la
communion et nous ouvrent au monde au près et au loin.
Notre vocation nous pousse à faire ce chemin de
réconciliation en profondeur avec notre histoire passée,
personnelle et collective. Elle nous aide à revenir
toujours à nouveau à l’essentiel de la vie humaine. Et
en profondeur, je rencontre l’autre qui souffre, qui
lutte, qui espère et qui aime! Porto Alegre restera pour
moi toute la grâce et la richesse des rencontres que la
même recherche de Dieu rend possible si rapidement.
Quelle beauté! Et quelle espérance de réaliser que
partout dans l’Eglise, le combat est le même pour rendre
notre monde plus humain, habitable pour tous et toutes!
Il n’y a pas de frontière à la souffrance, ni à la force
de la vie!
Le processus de
prise de décision par consensus, que cette Assemblée a
inauguré, est un pas fort réjouissant, car là il n’y a
plus des gagnants et des perdants, mais un désir de
tendre ensemble au bien commun, à l’écoute de l’Esprit
Saint. Un tournant important vers l’unité, car cette
nouvelle manière de procéder correspond davantage au
mystère du Corps du Christ qu’est l’Eglise, et nous
permet d’aller de la connaissance des différences vers
la communion au Christ plus forte que ce qui nous
différencie ou oppose ou divise. Peu à peu l’Assemblée
dépasse les peurs de la différence, de l’altérité et
cherche des chemins de communion vraie dans le respect
des différences, On a redit clairement le péché de la
division et l’urgence de l’unité visible pour répondre
aux défis du monde: la mondialisation, le danger de la
pollution, des armes nucléaires en prolifération et le
problème de l’eau potable. C’est une recherche commune
pour mieux témoigner de Dieu dans notre monde, de sa
présence agissante, de sa force de vie transformatrice
et de l’espérance qu’elle insuffle! Ainsi dans les
litanies des cultes, ensemble nous confessions les
erreurs des Eglises et le besoin de pardon et de
pardonner.
Le pardon
rend la vie ensemble possible, permet d’aller à la
rencontre de l’autre, de célébrer le don d’une communion
enDieu. Sr Anne-Emmanuelle l’a réalisé d’une manière
toute particulière lors de la 9 e Assemblée
du Conseil oecuménique des Eglises qui s’est déroulée à
Porto Alegre, au Brésil,
en février 2006:
Porto Alegre.
Le besoin de
spiritualité a été souligné dès le début par Samuel
Kobia: “la spiritualité apporte une contribution
capitale à la lutte contre la violence et à
l’édification de la paix. Je crois que la prière et la
contemplation constituent ensemble une discipline
essentielle pour vaincre la violence. L’exercice commun
de cette discipline spirituelle constitue un défi
permanent pour notre communauté fraternelle. Nous devons
Lui faire une place afin qu’Il inspire nos actions
individuelles et communes… Si nous regardons de près
notre capacité d’avoir des relations avec les autres,
avec la création et avec Dieu, nous prenons conscience
que nos défis éthiques ont une profonde dimension
spirituelle, et vice versa. Nous ne pouvons plus établir
de séparation entre l’éthique et l’ecclésiologie, entre
la quête de l’unité de l’Eglise et celle de l’unité de
l’humanité, car elles sont étroitement imbriquées les
unes dans les autres. Ce qui aggrave nos divisions et
l’inégalité entre nous et ce qui peut contribuer à la
guérison et à la réconciliation ont en fait un centre
commun… La meilleure manière de nous donner en tant
qu’Eglises les moyens de promouvoir les relations
humaines dans le monde qui nous entoure consiste à
apprendre à partager les uns avec les autres les dons de
la grâce reçus de Dieu. La coopération et le dialogue
inter-religieux sont incontournables dans le processus
visant à vaincre la violence, à rechercher la paix et à
encourager la réconciliation.”
A Porto Alegre, j’ai été renouvelée
dans ma vocation chrétienne et fortifiée dans le combat
pour la VIE, au souffle de l’Esprit qui agit, transforme
ceux, celles qui se laissent faire et qui s’offrent
toujours à nouveau à Son action, dans un quotidien tout
simple, souvent caché, fait de peu de choses spéciales,
mais où coule à jamais une “source qui a soif d’être
bue”: le pardon! Et cela donne une telle joie!»
s. Anne Emmanuelle
Quelques flashes sur l’année écoulée
< Au
début de l’année, toute la
Communauté a pu suivre quelques jours de retraite avec
le père Syméon du monastère orthodoxe de St Silouane. Le
thème «Etre ou exister» dit bien l’invitation à laisser
tomber tout ce qui nous encombre, à ôter nos sandales
devant Celui qui EST pour le laisser nous toucher et
nous transformer.
<
Le Conseil
de cet été nous a permis
d’approfondir encore le thème de l’année dernière
«Communion et altérité». Ce fut un temps dense et riche
d’échanges, de rencontre et de célébration. Joie de la
fête de la profession de sr Birgit; joie d’avoir pu
accueillir fr. François, puis fr. Alois et fr. Richard
de Taizé au lendemain du 16 août, premier anniversaire
de la mort de fr. Roger, que nous avons marqué par un
office du soir élargi et réunissant bien des personnes.
Fr. Franz, dominicain, frère et ami fidèle, a accompagné
la retraite de ce temps <communautaire.
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Avec l’arrivée et l’entrée au postulat de
Mariane, nous avons accueilli un nouveau visage du Congo
pour la grande joie de nous toutes, celle de sr
Eve-Evelyne en particulier.
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La maison de
l’Amandier, 70 ans après la
consécration de sa chapelle, a connu une belle cure de
rajeunissement! Des mois de travaux ont permis la
restauration de la façade – bien abîmée – et du toit!
Nous sommes infiniment reconnaissantes pour la bonne
collaboration entre les différentes équipes d’ouvriers.
Pendant la phase des travaux qui impliquait beaucoup de
bruit et de poussière, nos soeurs aînées ont pu aller
deux semaines à la Côte-aux-Fées avec sr Mechthild,
bénéficiant de l’hospitalité offerte dans l’ancienne
cure; expérience joyeuse d’une petite fraternité où
chacune a pu donner le meilleur d’elle-même.
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Parmi
les nombreux anniversaires, grands
et ronds, les 90 ans accomplis de sr Danièle furent
l’occasion de plusieurs fêtes… avec en apothéose un vol
en montgolfière dont elle rêvait depuis longtemps!
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Le 30 avril
une belle journée d’action de
grâces pour les 50 ans du
Tiers-ordre
de l’Unité a réuni avec
un grand nombre de personnes
des différents groupes de Suisse, d’Allemagne, des Pays
Bas, de France et du Bénin. Trois personnes se sont
engagées au cours de cette année: Barbara Kwast des Pays
Bas, Eva-Marie Gürke de Riehen, et le père Bernard de
Margerie du Canada!
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Les
Servantes de l’Unité ont vécu leur
session annuelle avec le thème «Notre vie consacrée au
service de l’unité» – sujet qui a donné l’occasion
d’échanges fructueux dans de petits groupes mixtes de
servantes et de soeurs.
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Des
rencontres oecuméniques, des
rencontres de religieux(ses) en différents pays,
l’Assemblée du COE au Brésil, ont bien élargi nos
horizons, ainsi que des pèlerinages:
-
pèlerinage de confiance avec les
jeunes à la rencontre de Taizé à Milan pour sr
Lauranne et sr Eve- velyne
-
pèlerinage pour renouer des
contacts avec des communautés, des monastères, des
ami(es) en Pologne pour sr Michèle, en Roumanie pour
sr Minke et Elisabeth Strübin, très proche de nos
soeurs au Sonnenhof comme ancienne pasteure de
Gelterkinden
-
pèlerinage sur une partie du
chemin de St Jacques de Compostelle pour sr Irmtraud
-
pèlerinage au mémorial de
l’ancien camp de concentration de Buchenwald pour un
groupe de novices avec sr Regina et Bruder Peter lors
de leur petit séjour à Imshausen. Expérience forte et
émouvante qu’elles nous ont partagée à la fin de notre
conseil.
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Missions diverses:
-
en réponse à
l’invitation de l’évêque Mme Bärbel Wartenberg-Potter
de l’Eglise luthérienne de Nordelbien (Allemagne du
nord) et suite à l’expérience de l’année dernière, sr
Christel et sr Sabine ont pu accompagner une retraite
pour pasteur(e)s à Ratzeburg –
-
sr Lucie-Martine
et sr Vreni ont animé une journée de retraite à
Lamastre, en Ardèche, pour des personnes portant le
projet d’un centre d’accueil
-
sr Hélène a
participé pour la troisième fois à la permanence de
prière oecuménique à Bruxelles, au coeur du quartier
du parlement européen.
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Beaucoup de
visites nous ont enrichies et
ouvertes à des réalités et thèmes fort variés. Pour n’en
mentionner que quelques-unes:
-
Le Dr Stricker de
la revue «Glaube in der 2. Welt» sur la réalité de
l’Eglise en Europe de l’Est
-
Dina et Nanie
d’Indonésie engagées dans le travail de reconstruction
suite au Tsunami
-
le pasteur Njato
et sa famille de Madagascar
-
Nara de la
Fraternité du Serviteur Souffrant au Brésil
-
Théo Buss qui
travaille actuellement au Nicaragua
-
le pasteur Simon
Kossi Dossou, président de l’Eglise méthodiste du
Bénin
-
Margareta de
Poznan (Pologne) et sa famille
-
le Dr Choffat, du
centre de la Corbière, ami de la communauté, a partagé
ses réflexions relatives à l’évolution des coûts de la
santé. Nous avons été très attristées d’apprendre
l’incendie qui a touché le centre en septembre,
émerveillées aussi de tout l’élan de solidarité qui
s’est manifesté.
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Au Sonnenhof il y a eu de nouveaux
changements parmi les soeurs, la stabilité est donnée
par la vie de prière et la liturgie ainsi que par
l’accueil des hôtes qui ont soif de silence et de
ressourcement. Sr Eva-Maria est maintenant la doyenne du
groupe et seule Suissesse! – sr Miriam est revenue à
Grandchamp et sr Sabine a retrouvé le «Baselbiet» et sa
beauté.
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Depuis le mois de février sr Ursula a
rejoint sr Maatje et sr Claire-Irène à Ste-Elisabeth en
Iasrël. Avec elles nous
partageons la souffrance de nos ami(es) au Liban, en
Israël et Palestine, et de tous ceux, toutes celles qui
ont été meurtris par la guerre au Liban.
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Pour sr
Anne-Geneviève et sr Renée, la présence de sr Vroni de
la maison des diaconesses de
l’Eglise méthodiste de Bâle a été très précieuse; elle a
su redonner un élan à la vie de la paroisse protestante
d’Alger. Marie-Laure Ivanov a également partagé pour
quelques mois la vie de nos soeurs, séjour qui lui a
permis de découvrir le monde médical en Algérie, et
encore un autre visage de l’islam que celui de l’Irak.
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Flearstift à
Woudsend (Pays-Bas) a fêté ses
25 ans! Beaucoup d’amies et d’amis ont préparé une
journée festive pleine de surprises en signe de
reconnaissance pour Maria de Groot et sr Christianne,
pour leur engagement et leur accueil en ce lieu.
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Tuot au long de l’année nous avons pu acceuillir des
personnes en quête de silence,
de ressourcement, ou cherchant comment se situer en tant
que chrétien(ne)s face aux défis de notre monde.
Groupes, retraites, sessions Bethasda se succèdent, nous
mettant en contact de bien des manières avec des
réalités d’Eglise et de société.
-
Un week-end pour
les parents des novices a suscité des partages vrais
et profonds de part et d’autre.
-
Nous avons eu la
joie de revoir pour une journée le groupe des
Veilleurs de Suisse
-
En juillet un
petit groupe d’élèves de Karlsruhe désireux de
découvrir la vie monastique a partagé pendant quelques
jours notre vie de prière et de travail!
<
Comment ne
pas exprimer ici notre
reconnaissance pour la présence et le soutien que nous
recevons de femmes, d’hommes aussi, qui partagent notre
vie de prière et de travail pendant quelques semaines ou
quelques mois: Shawn du Canada, Carlo d’Australie, Nina
de Pologne, Rita du Liban, Dina d’Israël et tant
d’autres comme Bernard qui vient très régulièrement
effectuer divers travaux d'entretien, nos voisines sr
Ursula Barthelmey et Mme Wölfli! Plusieurs religieuses
de différentes communautés ont séjourné parmi nous:
petite sr Virginia d’Algérie, petite sr Lai Fong de
Hongkong, sr Aline et sr Fernande du Canada, sr Irena de
Pologne et Sr Veronika de Selbitz pour se préparer à son
installation comme nouvelle prieure de sa communauté.
Communion profonde dans la prière qui devient le tissu
du monastère invisible à travers continents,
confessions, cultures…
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Les liens
réguliers avec différents groupes
nouspermettent de cheminer dans le respect de nos
différences, notamment avec:
-
le groupe
interreligieux de Neuchâtel et le Dialogue
interreligieux monastique
-
la paroisse
orthodoxe de Neuchâtel: quelques membres et quelques
soeurs se retrouvent pour la «prière de Jésus»
-
l’EREN:
participation au synode, contact avec des présidents
de paroisse qui viennent partager et porter avec nous
dans la prière leur souci de la vie de l’Eglise, et
tous les pasteur(e)s disponibles pour les célébrations
de l’Eucharistie
-
le professeur
Armand Abecassis et toutes les personnes qui suivent
son cours de lecture midrashique
-
Thérèse Glardon
qui anime des ateliers d’hébreu biblique
<
En cette fin
d’année, et dans la lumière
de la communion des saints, nous pensons aux personnes
proches qui sont entrées dans l’éternité de Dieu. Parmi
elles: Manfred Dörr, sr Violette Pointet, Suzanne
Hartmann et Hanni Hasler (TOU), André Mayor (FU),
Solange Fernex, Murray Rogers… et Dom Fragoso, ancien
évêque de Crateus (Brésil) le 12 août, date de la mort
de fr. Alfredinho (†
2000), deux témoins de la
communion avec les plus pauvres.
Dans la joie de
Celui qui vient libérer la source pour créer unehumanité
nouvelle, nous vous souhaitons un Noël béni et une
heureuse année 2007!
Soeur
Pierrette et les soeurs de Grandchamp
Sur le site
www.grandchamp.org vous trouverez le programme
2007,ainsi que nos listes de lecture
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